En tant que propriétaire de l’entreprise, l’actionnaire est censé savoir ce qui se passe chez lui. Or, pour d’évidentes raisons de confidentialité et dans le respect des réglementations en vigueur, l’entreprise va limiter sa communication à tout ce qui peut être dit sans nuire à son succès futur. Elle va ainsi être très discrète quant à ses projets (produits nouveaux, marchés, acquisitions). Or, sa valeur réside dans sa capacité à être performante dans le futur. Donc, l’investisseur ne reçoit qu’une faible partie de l’information lui permettant de décider de conserver ou de vendre ses actions. Par contre, les managers de l’entreprise utilisent cette même information au quotidien : ils sont initiés. Il y a donc une forte asymétrie d’information entre ceux qui possèdent l’entreprise et ceux qui la gèrent. Ce phénomène se constate sur toute transaction dans laquelle l’acheteur dispose de moins d’information que le vendeur sur les caractéristiques du produit qu’il achète. Ce phénomène est l’un des terrains de recherche fondamentale et appliquée les plus prometteurs de la microéconomie contemporaine.